Vivre?

Publié le par Calice

Moi, je déambule… Un épaule nue, l’autre à peine couverte. Ils font cercle... Je sens les regards peser – lourds.
Ce qu’ils cherchent ? je crois le savoir. Une question de pouvoir.
Une fusion partielle, fugitive.
Mais, pour moi, plus que l’éphémère semblant d’amour, il s’agit de prouver, certainement à moi seule, que je suis conquérante, que je suis l’égale, que je suis, peut-être.
Alors je me pavane, souriant de toutes mes dents, la tête à l’envers, les yeux pleins d’étoiles.
Pas de doute… S’il doit être à moi… Il le sera.
Qu’importe le sang qui coule de ma main.
Je me déhanche, lascive, abrasive, tonitruante, incendiaire.
Un geste – je le déshabille.
Il est beau comme un camion. Rien à redire.
Je fais un peu semblant. C’est le jeu.
Apaisé, il se retire, en lui-même.
Moi je suis prête à un autre défi.
Qu’importe le sang qui coule toujours à ma main.
Le ruisseau est sombre. Les crapauds.
Je retourne à la lumière, et fais comme si de rien n’était.
 Quelques étincelles dans les yeux – un peu de nuit au cœur.
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Publié dans Calice

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C
Et ça, mon cher Jean, même pas la peine de dire à quel point ça me bouleverse...
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J
PLAIN-CHANT <br /> Je n'aime pas dormir quand ta figure habite,<br /> La nuit, contre mon cou ;<br /> Car je pense à la mort laquelle vient trop vite,<br /> Nous endormir beaucoup. <br /> Je mourrai, tu vivras et c'est ce qui m'éveille!<br /> Est-il une autre peur?<br /> Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille<br /> Ton haleine et ton coeur. <br /> Quoi, ce timide oiseau replié par le songe<br /> Déserterait son nid !<br /> Son nid d'où notre corps à deux têtes s'allonge<br /> Par quatre pieds fini. <br /> Puisse durer toujours une si grande joie<br /> Qui cesse le matin,<br /> Et dont l'ange chargé de construire ma voie<br /> Allège mon destin. <br /> Léger, je suis léger sous cette tête lourde<br /> Qui semble de mon bloc,<br /> Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,<br /> Malgré le chant du coq. <br /> Cette tête coupée, allée en d'autres mondes,<br /> Où règne une autre loi,<br /> Plongeant dans le sommeil des racines profondes,<br /> Loin de moi, près de moi. <br /> Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,<br /> Par ta bouche qui dort<br /> Entendre de tes seins la délicate forge<br /> Souffler jusqu'à ma mort.
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A
encore un livre à partager
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C
Après le café ça va mieux. Lunette, où en es-tu de la suite de Violette ? Moi j'ai une fin sous le coude, mais tu peux très bien écrire la fin si tu veux !
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C
avouéEs, pardon, j'ai pas encore bu mon café. J'y vais de ce pas !
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