Post scriptum aux pilules bleues
"Et nous nous levâmes avec l'impression joyeuse d'être sortis des débris d'une cristallerie, pour quoi on ne vous demanderait pas de compte." Michaux Misérable miracle
Etre dedans, sans doute, c'est ne pas savoir, ne pas savoir qu'on y est, ni même qu'il y a cela, ni même qu'un dedans et dehors lui appartient avec son réseau de frontières , de terres morcellées, ses peuples, ses instants de visions et ses mondes de silences. D'autant plus qu'en passant, en chevauchant ces zones annexes, ou tout juste sur chaque frontière, sur chaque ville-frontière on passe, dedans et dehors, ici et là effets de seuils on ne peut pas dire tout à fait qu'on devient bleu, mais que quelques choses le deviennent, différemment, à sa place.

On pourrait dire la main, on pourait dire le mobile on pourrait dire la lumière, les reflets ou la profondeur de ce qui s'inverse ici, le ciel en peau, la profondeur ou l'image du monde dans un simple reflet, dans un prisme qui ne renverrait à rien qu'à lui-même ou aux reflets voisins. Visions et colorations de soi, autre état de la peau, dedans-dehors.
Etre dedans alors qu'on se croit dehors ; y'a cet instant du saisissement de soi, objet-transfuge de l'écriture (l'écriture comme son, l'écriture-peau), moment esthétique, couleurs des cristaux. Aussi le corps prismatique de l'acteur qui se prête aussi bien à la beauté ou à la douleur ou qui change (mica ?), comme autant de variations dans le film. On n'y est plus mais on y est encore, où ? un tout petit peu ailleurs, un tout petit peu plus loin qui fait qu'on ne peut pas répondre, ou répondre tout de suite ou seulement à côté, ou seulement "sans" , sans passion, sans adhésion, sans mouvement et où se fait celui-ci ; le mouvement, ce n'est pas toi ou moi qui le faisons.
Dehors ou dedans, dedans moi ? dedans où ; "lointain intérieur", dedans-dehors, adhésion, extension, ou tout-dedans comme le corps, corps-dedans vie de la terre et son ciel et son atmosphère bleue. "Le plus profond c'est la peau", et la peau aussi est bleue, demeure bleue de cristal.
Orienter le dehors du dedans ; essayer de, tenter de ou laisser aller vers, voir, devenir silencieux vers, juste regarder ou regarder ses mots aller vers ou parler vers ou demeurer vers ou poudroyer vers, vers cela qui arrive, le dehors du dedans, celui qui fait imploser les repères, vieilles lignes de télévision vers autre chose quand il n'y a plus aucune chaîne que seulement la neige.
Le réel avec ses yeux à soi, tenter le coup, ou avec les yeux des autres, aller voir, tenter le coup, être tenté, captiver, être captivé ou double-capture et devenir dedans-dehors et s'orienter vers le doublement des corps. Puis un corps simplement. Le même, à deux. Avec ses yeux à soi.
Etre dedans, sans doute, c'est ne pas savoir, ne pas savoir qu'on y est, ni même qu'il y a cela, ni même qu'un dedans et dehors lui appartient avec son réseau de frontières , de terres morcellées, ses peuples, ses instants de visions et ses mondes de silences. D'autant plus qu'en passant, en chevauchant ces zones annexes, ou tout juste sur chaque frontière, sur chaque ville-frontière on passe, dedans et dehors, ici et là effets de seuils on ne peut pas dire tout à fait qu'on devient bleu, mais que quelques choses le deviennent, différemment, à sa place.

On pourrait dire la main, on pourait dire le mobile on pourrait dire la lumière, les reflets ou la profondeur de ce qui s'inverse ici, le ciel en peau, la profondeur ou l'image du monde dans un simple reflet, dans un prisme qui ne renverrait à rien qu'à lui-même ou aux reflets voisins. Visions et colorations de soi, autre état de la peau, dedans-dehors.
Etre dedans alors qu'on se croit dehors ; y'a cet instant du saisissement de soi, objet-transfuge de l'écriture (l'écriture comme son, l'écriture-peau), moment esthétique, couleurs des cristaux. Aussi le corps prismatique de l'acteur qui se prête aussi bien à la beauté ou à la douleur ou qui change (mica ?), comme autant de variations dans le film. On n'y est plus mais on y est encore, où ? un tout petit peu ailleurs, un tout petit peu plus loin qui fait qu'on ne peut pas répondre, ou répondre tout de suite ou seulement à côté, ou seulement "sans" , sans passion, sans adhésion, sans mouvement et où se fait celui-ci ; le mouvement, ce n'est pas toi ou moi qui le faisons.
Dehors ou dedans, dedans moi ? dedans où ; "lointain intérieur", dedans-dehors, adhésion, extension, ou tout-dedans comme le corps, corps-dedans vie de la terre et son ciel et son atmosphère bleue. "Le plus profond c'est la peau", et la peau aussi est bleue, demeure bleue de cristal.
Orienter le dehors du dedans ; essayer de, tenter de ou laisser aller vers, voir, devenir silencieux vers, juste regarder ou regarder ses mots aller vers ou parler vers ou demeurer vers ou poudroyer vers, vers cela qui arrive, le dehors du dedans, celui qui fait imploser les repères, vieilles lignes de télévision vers autre chose quand il n'y a plus aucune chaîne que seulement la neige.
Le réel avec ses yeux à soi, tenter le coup, ou avec les yeux des autres, aller voir, tenter le coup, être tenté, captiver, être captivé ou double-capture et devenir dedans-dehors et s'orienter vers le doublement des corps. Puis un corps simplement. Le même, à deux. Avec ses yeux à soi.
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