Le bleu des corps

On parle beaucoup de bleu, ces temps-ci. Je n'avais pas beaucoup réfléchi en donnant cette couleur aux pilules ingurgitées par Epiphanie, pilules emplies de poésie, de musique et de rêves, pilules qui l'ont tant ébranlée qu'elle est encore éparpillée dans une dimension inconnue.
Mais bleu, c'est quoi ?
Bleus à l'âme, bleus aux corps, bleu au fond c'est la couleur des coups portés.
Le bleu commence par un choc, il reste bleu tant qu'il n'est pas guéri ou exprimé.
Cela peut être un choc physique, esthétique, artistique ou intellectuel.
On peut rester bleu très longtemps, comme le personnage joué par Juliette Binoche qui, après le choc de la perte de ses proches, reste loin de tout sentiment, de toute douleur, et d'elle-même.
C'est drôle, on en parlait il n'y pas si longtemps, n'est-ce pas, de ce sang-froid que l'on a parfois face aux événements, puis soudain, peut-être des années plus tard, du déferlement des émotions refoulées face à une oeuvre d'art. On avait oublié les corps, aussi.
L'héroïne du film abolit peu à peu la distance entre elle et ses émotions par le biais de la musique, mais aussi en faisant à nouveau l'amour. Les larmes, soudain, affluent enfin.
L'art et les corps, deux processus identiques : le rapprochement de soi à soi en plongeant dans l'autre.
Lorsque l'on parvient au-delà du bleu, de quelle couleur sommes-nous ?
Mais bleu, c'est quoi ?
Bleus à l'âme, bleus aux corps, bleu au fond c'est la couleur des coups portés.
Le bleu commence par un choc, il reste bleu tant qu'il n'est pas guéri ou exprimé.
Cela peut être un choc physique, esthétique, artistique ou intellectuel.
On peut rester bleu très longtemps, comme le personnage joué par Juliette Binoche qui, après le choc de la perte de ses proches, reste loin de tout sentiment, de toute douleur, et d'elle-même.
C'est drôle, on en parlait il n'y pas si longtemps, n'est-ce pas, de ce sang-froid que l'on a parfois face aux événements, puis soudain, peut-être des années plus tard, du déferlement des émotions refoulées face à une oeuvre d'art. On avait oublié les corps, aussi.
L'héroïne du film abolit peu à peu la distance entre elle et ses émotions par le biais de la musique, mais aussi en faisant à nouveau l'amour. Les larmes, soudain, affluent enfin.
L'art et les corps, deux processus identiques : le rapprochement de soi à soi en plongeant dans l'autre.
Lorsque l'on parvient au-delà du bleu, de quelle couleur sommes-nous ?
Publicité