Délire schizophrénique

Publié le par Clara

Epiph. citation, pour commencer : "Avant, j'étais schizophrène, maintenant, nous allons beaucoup mieux".


Mon boulot actuel est souvent peu satisfaisant pour mes papilles intellectuelles qui meurent de faim, ainsi que pour mes cordes sensibles qui meurent d'envie d'être  pincées. Je passe des demi-journées en apnée, ou respirant à la façon d'un poisson rouge, gobant-bloguant par instants l'air à la surface.
Lorsque la pause de midi arrive, il advient une chose étrange.
Je m'en vais promener, la plupart du temps, au parc à l'oie-chien ou sur les allées de la ville. Et c'est en marchant que se libère un milliard de pensées très exaltantes, soudain, toutes celles qui étaient restées enfermées très profondément, murées dans les contraintes de ce boulot légèrement étouffant, on va dire.
Souvent, Epiphanie me rejoint à cet instant.
On discute. Aujourd'hui, on a parlé des hommes. Incredible, isn't it ? Bribes :
- Pour bien aimer les hommes, il faut savoir vivre sans eux.
- Pour bien les aimer, la condition sine qua couatastrophe, c'est surtout de s'aimer soi-même, non ?
- Certes, certes, chère amie, cela va sans dire, et cela va ensemble.
- Ah oui.
- Ah ah !
- Oh oh !
- M'enfin ce n'est pas révolutionnaire comme idée.
- Mouais. La plupart des femmes d'aujourd'hui savent vivre sans homme, c'est vrai.
- J'en connais même qui ne savent pas vivre avec, alors.
- Elles ne les aiment pas, alors, celles-ci.
- C'est qu'elles ne s'aiment pas, surtout.
- Ah tu crois ?
- Chais pas.
On est alors passées devant deux gros et vieux bonshommes, assis sur des range-vélos, sur les allées. Une femme passe devant eux. L'un d'eux s'exclame alors :
- Elle a de jolies fesses, hein !
On décide alors de changer de sujet. On pense au bleu. On se dit que si on est tous légèrement bleus ces temps-ci, c'est bien évidemment dû au coup porté par les élections. Va falloir veiller à pas rester bleus cinq ans, les zamis. Va falloir se réveiller, hein. Enfin quand même, large état de crise intérieur parmi toutes les personnes de mon entourage. Qu'est-ce qui se passe ? Dépression du début de l'été ? Trop de lumière soudain ? Trop crue ? On la pare en se parant de bleu ? On n'arrive pas à équilibrer la lueur extérieure avec notre lumière intérieure ?
- On n'a qu'à s'éteindre, carrément.
- Ca va pas la tête ? T'es marteau ou quoi ? Ah tiens, regarde.
Sourire d'un bel homme.
- Ah t'as raison, on va pas s'éteindre finalement.
- Ah ! Je croyais qu'il fallait pouvoir vivre sans homme !
- J'ai jamais dit sans leur sourire.
- Bon alors si on s'éteint pas, on fait quoi ?
- On va se dorer.
- Au soleil ?
- Non non, se parer d'or.
- Et d'argent, alors, aussi !
- Oui si tu veux, d'argent. On va se dorer et s'argenter.
- Et dormir dans l'argent.
- Et s'armer d'or.
- Et les hommes ?
- Merde, tu penses qu'à ça ! On a dit, sans eux.
- Ok, ok, mais faut bien leur trouver une place, tout de même.
- Ils joueront le rôle de l'or.
- Et de l'argent.
- Oui, si tu veux, de l'or et de l'argent.
- De l'or chaud.
- Et de l'argent brûlant.
- Ce sera trop bien.
Alea jacta est, jacqueta une oie dans l'aléa de l'allée.
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Publié dans Clara

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C
Chère Jiz, le blog t'est grand ouvert, hein, je suis ab-so-lu-ment certaine que tu pourrais nous écrire de grandes choses. Et puis encore une autre culture, une ! Ce serait drôlement chouette.
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A
yoh Jizyoh clarayoh M
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M
Ouaip, salut, Jiz !
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C
JIZ ? LA Jiz que je connais ??? Comment vas-tu bon sang, ça fait trop longtemps, je voulais t'écrire à cause des événements depuis dimanche, allez je t'écris.Pour les autres, je vous fais part du miracle : on a Internet de secours, à nouveau reconnectée, ouf, heureuse de vous retrouver.
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J
hahaha trop bien ! j'adoreplein de bizjiz
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