Créatures d'eau

Publié le par Clara

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Etranges, ces esprits de la mer. Femmes-poissons, femmes-poisons, visages fins,  roses et bleus au regard follement décidé,  aux lèvres entrouvertes  de féroce avidité, elles ondoient, elles ondulent, elles cherchent une proie ? Souffrent-elles, victimes d'un mauvais sort ? L'onde est verte et dorée, glauque et lumineuse, traversée d'éclairs blancs et fulgurants. Quelle âme torture l'esprit bleu, quel corps malmène-t-elle, manipule-t-elle jusqu'à sa perte ? Quelle âme tente de séduire le visage rose, quelles lèvres attirent-elles à elle ? Emettent-elles un chant de sirène, quels hommes les rejoindront dans les tréfonds ?
































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Peut-être protègent-elles ces serpentines. Leurs soeurs endormies, ou peut-être sont-ce les mêmes dans un autre état, un autre lieu. Femmes changeantes, femmes mouvantes, femmes ondulantes, elles sortent du puits profond et sombre pour se retrouver alanguies, nues, magnifiques et offertes au sommeil et à la lumière, sur un lit de fleurs odorantes. Lèvres toujours entrouvertes, attendant le goût et la texture de quelque langue, de quelque nageoire remuante, goût âcre, yeux clos, l'une entre rêve et réalité nous regarde, nous provoque de son sein, mais qui osera approcher cette chair chaude et palpitante et salée ? Chevelures rousses et brunes piquées de beauté, gonflées de songe et d'eau, on sent, on respire et on veut avaler leur souffle et leurs soupirs.

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Et voici les sirènes, tête renversées, endormies dans leur lit de dorures compliquées. Qui ont-elles emporté dans leur songe, quelle tête croit enserrer le bras replié, et l'odeur entêtante des fonds marins nous enivre davantage que leurs chants issus des rêves.

klimt026.jpgPuis elles se réveillent, les ondines, font jouer leurs rires et leurs crinières, s'ébattent dans les esprits et tourmentent les âmes des victimes invisibles. Elles se sont immiscées dans leurs passions, elles en plaisantent et jouent à provoquer, encore et encore, le désir infini des corps tordus ailleurs, qui n'iront jamais au-delà de leur faim, faim de les toucher, les prendre, les saisir, les effleurer, rabattre leur dédain en fessant leurs lumières, leurs dorures qui attirent l'oeil. Mais c'est sans espoir, leur pouvoir est trop grand, leur sensualité sans limite, leur volupté carnassière. Et puis elles fileront à votre approche, telles des anguilles agiles et glissantes, elles se transformeront sans crier gare en esprits-poissons menaçants, s'enrouleront autour de votre taille et de votre cou, et serreront leur proie, vous, jusqu'au bleu le plus cyan, jusqu'à ce que vous ne fassiez plus qu'un avec les ondes, vous vous y endormirez, vous y fondrez, tomberez profondément dans leur puits, il vous engloutira, et parfois, de temps à autres, elles viendront poser un baiser sur vos lèvres entrouvertes, sacrifiées à l'amour, à la mort, la douleur et la mer.


                mer                                                                        sel
       

                    amer                                                           captif
               

                        amour                                              attirance
       

                                      langueur                 nudité

                                                       désir
                                                        désir
                                                        désir
                                                         dé
                                                       destin
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Publié dans Clara

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C
Ah, les agues, ou Va les vagues, vallez saoir ! Que la nuit soit douce et ondoyante, blogueurs du soir...
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L
je surfe déjà sur les agues de la plage de demain.. c'est peut être pour ça...plouf!
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C
coucou Lolo ! Que tu me parais proche et lointaine à la fois, Ondine de mon foyer...
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L
coucou Clara!
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P
superbes...
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