La Joconde du nord

Publié le par Clara

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Ce qu'il y a de plus surprenant dans La jeune fille à la perle, de Vermeer, c'est cette  lumière qui en émane, sur fond de néant.
Cette jeune fille est éclatante, simplement.
Et puis un questionnement languide dans le regard. Une sensualité qui s'exprime comme malgré elle, par l'humidité des lèvres entrouvertes, par la rondeur du visage encore enfantin, impression enfantine contredite par la finesse du nez, du cou, du lobe de l'oreille et de la posture.
La perle brille comme les lèvres. La perle, c'est son âme brillante, captivante et calme, un peu dans la lumière, mais aussi un peu dans l'ombre, elle reflète deux facettes de la vie.
C'est peut-être la première fois que cette jeune fille comprend qu'elle détient un pouvoir de femme. Vermeer a peut-être saisi ce moment-là, où la jeune fille se dit : je peux donc séduire ? C'est tellement enivrant ! Que faire maintenant ? Que faire d'autre que laisser les choses se passer ? Seulement le voir s'abandonner, celui qui me regarde, que je tiens dans le champ de mon regard, que j'ai choisi.
Enivrant que je n'ai rien d'autre à faire que de regarder, respirer, être moi.
La jeune fille à la perle regarde avec la tranquillité de l'enfance l'amour à venir. Elle ne le craint pas, elle n'en attend rien, elle l'appelle à peine. Elle a ouvert les lèvres pour le laisser entrer en elle, le respirer.
Tout à l'heure, elle va cligner des paupières, passer la langue sur ses lèvres, sa main sur son front, rajuster son turban, puis attendre à nouveau que vous veniez l'embrasser.
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Publié dans Clara

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L
Les mots d'une femme éclairent la main de l'homme qui saisit les lèvres de la jeune fille qui se donna à lui.Tous pour un regard juste,  juste sous nos regards...A cette éphémère et sensuelle Trinité...Thank you Satan !
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P
prise presque par hasard, comme une photo volée..
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