Point de vue

Publié le par Clara


C'est parfois juste une question de point de vue, pour que l'on se sente aspiré par cette étendue, ou qu'on la laisse caresser notre dos.
Dans les deux cas, l'eau est là, présente, elle nous touche. Et l'on garde la possibilité de jeter son regard au loin.
La différence : dans un cas on regarde en hauteur, dans l'autre on regarde devant.
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Publié dans Clara

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C
Vision très originale, poétique et science fictionnée, j'aime moi aussi (y'a comme du Vian là-dedans) ! (ça ferait un drôle de plaisir au photographe si on lui envoyait ces variations)
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L
Ou bien :Une baie vitrée immense, large comme un océan, profond comme peuvent l'être les mers.Adossée à la surface, un être vivant ou en devenir ou penché sur la question essentielle de l'existence, de savoir si elle peut sauter ou non, si ce qu'elle voit bas demeure aussi petit au fur et à mesure de la chute.Et puis, un numéro qu'on appelle, comme un code barre.A chaque code barre, un sujet barré insignifiant.Le sujet est posé en équilibre sur un tapis roulant de plus ou moins quatre vingt mètre années en moyenne. La vitesse de croisière s'accélère proportionnellement à la vitesse parcourue. Certains tombent avant la date limite de conservation. Parce qu'ils le souhaitent. Rarement mais cela arrive.D'autres finissent couchés et malades àe crever.Elle, l'être vivante, elle vient de lire les mots d'un autre avant ou après elle, d'un qui a trempé son crâne dans la vitre brisée, qui a du, à force de se faire un sang d'encre bleu dont il a imprégné un foulard blanc.Son corps happé flotte désormais dans l'immense cité liquide, comme un drapeau.Comme une ombre.Comme un corps étranger placé entre les sujets codes barrés et une source de lumière abysalle.Comme un corps étranger.Comme une ombre.Comme un drap peau...
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C
C'est drôle moi je voyais plutôt comme accueillante la version choisie par l'artiste : je ne la vois pas comme un mur qui peut retomber et se refermer sur soi, mais comme un voile qui caresse une jeune fille paisiblement assise. Mais il faut faire auparavant et constamment l'effort de déconstruction du monde tel qu'on nous le montre d'ordinaire, déconstruction que nous aide à faire ici ce photographe.Le point de vue "traditionnel" : dans sa posture particulière, si la jeune fille se lâche les mains, elle ne restera pas reposée sur l'eau, mais elle ne pourra empêcher le haut de son corps d'être immergé.On peut y voir une allégorie politique si tu veux.
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M
en tout cas on regarde pas (on ne peut même pas écouter) notre présipauté, insupportable, à l'image de sa politique...pour l'image, aussi, dans un cas l'eau est accueillante, on se repose sur elle (l'eau c'est comme l'Un qui nous porte, dixit jesaipuqui), liberté... de l'autre c'est comme la mer rouge (bleue) s'apprêtant à retomber comme un mur sur nous, sur elle 
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