Adam

Publié le par m

        Progressivement les déséquilibres te sembleront plus longs, plus sensibles, tu continueras à te rapprocher malgré toi d'un univers de doutes, étranger, coloré aussi bien, parfois.  Rassemblant des ciels, et la pierre, comme de la craie. Tes rêves évolueront autour d'un point demeuré fixe, inachevé, et dont ils viendront chaque fois dépeindre la souffrance, le manque. Empoisonnement, lente adsorption dont l'écriture devait constituer un phénomène mineur, mais qui t'éloigne de ce point pas à pas, écriture contre rêve, univers poreux, et dont tu finis par ne plus comprendre même les mobiles. Ainsi de ce que tu ressens : contre quoi t'appuie-tu, d'où vient ce qui te reste d'émotions, et même elles, à quoi répondent-t-elles. Ne faut-il plus être envahi, faut-il créer des digues. Toute vie, tout caractère, tout cercle n'est-il pas la création, le renflouement soudain d'une centaine d'entre-elles. La coupure de ce qui restait de dialogues tragiques, de temps nécessaires à ces mots ; aux gestes  comme aux pas qui les accompagnaient, au souffle, aux mèches envolées, à la certitude de te reconnaître dans une foule le moment venu, de s'éloigner plus tard ; au va et vient qu'on aperçoit. Il se pourrait bien que tu ne puisses plus te suivre, là non plus ; il faudrait seulement rentoiler patiemment ces détails - puisque la mémoire ne retient pas où l'échange, où l'émotion se glisse, marcher, parler côte à côte - pour créer non une carte de visite mais, juste de quoi glisser, hésiter, continuer encore à quelque pas de toi et donner une sorte de consistance, de silhouette, de vitesse aux signes qui s'écrivent au creux de ce qu'il fallait dire comme - l'automne tombe loin parfois, dont parfois les saisons se chevauchent se mobilisent pour créer encore en elles d'autres lieux, d'autres mémoires, même absentes.
       Tu ne t'éloigneras pas de cette place, des rumeurs qui l'accompagnent, tu espéreras ton geste au coeur d'une fiction, tu continueras, doucement, à t'éloigner de toi en faisant le tour de toi-même, tu t'accompagneras tu tenteras de comprendre où se font les passages mais tu sauras aussi que partout dans ces signes dans les gestes de l'autre quelque chose t'accompagne de ce corps hésitant ; prêter la vie aux choses ; qu'elles nous l'empruntent dans le temps ; qu'il en est des degrès dans les corps comme une brume comme l'amour, et qu'il aurait fallu sinon franchir traverser, sentir de courts moments où ces indiscernables s'équilibrent.   
           Des mémoires comme une individuation, comme une foule, comme autant d'images qui ne furent soi sinon pour un instant l'éternel, ou l'éternel pour soi, à sa place, et comme te parlant, comme inversant les rôles, accordant aussi leur part d'insuccès aux mots, de dérives - et puis leur déléguant, dans leurs ressacs - l'espoir d'une autre peau.                                             
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Publié dans Le Tour de nous-mêmes

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A
SI je t'en verse un j'ai tort Icks.(vercingétorix)trop fort je suissalut barbouille
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C
Oui, re-bienvenue, Barbouille.Ah, et un bon jeu de mots très intello de M, que du bonheur ! Hi hi.
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M
Soeur Anne aux deux berges raque !   dixit Gotlib...Heureux de te retrouver, Barbouille !
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B
Nul n'eut assez de nez pour voir derrière les motsLe panache de Ad lib. errer vers M haut Dans cette écriture-net qui diffuse le beauQui est donc Christian et où est Cyrano ?
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A
je vous ignale qu'on dit écrivain de couleur et non pas n......
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