Ecrire et... DEFIS !
Je ne tiens pas à laisser le mot inquiétude questionner le néant virtuel.
Ca m'inquiète trop.
Alors désolée, il faudra bien me stopper un de ces jours, mais je poste à nouveau, avant même que le gars du nord puisse réagir.
Question du jour : pourquoi est-ce que j'aime tant écrire, alors que cela suppose de rester assise des heures durant ?
"C'est quand même triste
d'être vissée à sa chaise à mon âge
comme une vieille anglaise, une momie, un otage
oui j'suis l'otage de ma tête
tout c' que j' vois par la fenêtre
déménage dedans
c'est pas ma fête
si je suis tout le temps
assise"
Camille
En réalité, je n'en souffrais pas, tant que mon boulot réclamait du mouvement. Mais maintenant, il réclame d'être... assise. Depuis, j'ai - encore plus qu'avant- des rêves de voyages à l'autre bout du monde. Je rêve de courir comme le font les petites filles dans les champs (comme Laura Ingalls, pour ceux qui suivent !). Je rêve que mon corps soit UTILE, qu'il fonctionne, qu'il bouge, remue, saute. Oui, une petite fille, je vous dis. Pourquoi, une fois grande, je ne pourrais pas bouger autant ?
Ce rêve-là est en partie inatteignable, ces temps-ci, question d'emploi du temps (un emploi du temps de grande fille).
Hé bien bizarrement, du coup, mon envie de remuer se mue en une terrible envie d'écrire. Juste à ce moment-là, les gars du nord et du sud, vous m'offrez comme sur un plateau ce blog fantastique. Ne vous étonnez pas que je le prenne d'assaut !
Bizarrement, j'ai en même temps une terrible envie de poésie (voilà pourquoi les textes du gars du nord me manquent !).
Beaucoup moins bizarrement, je n'en écris toujours pas, de la poésie. C'est un genre que je n'ai toujours su approcher qu'avec la légèreté d'un éléphanteau.
J'en déduis que l'écriture n'est pas, comme on pourrait le croire, un acte passif. Pour avoir envie d'écrire, et donc pour écrire, il me faut être dans une dynamique folle. Oui, folle. Il faut que mon coeur ou ma tête ou mon corps soient au bord de l'implosion (ou explosion ?). Il faut que d'une façon ou d'une autre, j'aie un peu envie de crier de frustration (donc d'envie, donc de désir), et qu'au lieu de ça je me drogue de mots. Pas de mots pris, pas de mots lus, mais de mots qui coulent ou giclent ou arrivent lentement.
C'est bête ce que je vais dire, mais je crois que pour écrire, il faut vivre.
Mais je veux plus que vivre, je veux engendrer les expériences vécues.
Oui, je parle comme une petite fille.
Na.
PS : J'ai soudain un autre caprice soudain, un défi, tiens !
Je défie le gars du nord d'écrire à la manière de Bukowski.
Je défie le gars du sud d'écrire à la manière du gars du nord.
Je défie Gaëlle d'écrire un texte apolitique.
Je défie Lolo d'écrire sur ce blog.
Relèverez-vous ces défis ???